La guerre est partout... même là où on ne la voit pas. Dans ce nouvel épisode du podcast du cyber indépendant, on décrypte avec Sun Tzu comment les logiques de guerre, de stratégie, de pouvoir et de domination s'invitent dans notre quotidien : business, réseaux sociaux, politique, relations humaines, influence et prise de décision. Les conflits modernes ne ressemblent plus toujours à des batailles classiques, mais à des affrontements psychologiques, économiques et informationnels. Une vidéo percutante pour mieux comprendre le monde actuel, anticiper les rapports de force et utiliser les principes de L'Art de la Guerre avec intelligence.
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La guerre est partout, y compris dans le business
En 2025, le monde comptait pas moins de 61 conflits armés actifs dans 36 pays différents. C'est un niveau inédit depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. L'Ukraine, Gaza, la Syrie, le Mexique, la Colombie, le Sahel... les zones de tension se multiplient. Mais au-delà de la géopolitique, la guerre s'exprime aussi de manière beaucoup plus subtile dans notre quotidien : dans le business, sur les réseaux sociaux, dans les rapports économiques et dans les jeux de pouvoir qui régissent nos interactions.
C'est justement pour décrypter ces mécanismes qu'Alexandre se penche sur un ouvrage vieux de 2500 ans mais d'une pertinence redoutable : L'Art de la Guerre de Sun Tzu. Ce livre, considéré comme le traité de stratégie militaire le plus influent de l'histoire, a été la lecture de référence de Napoléon, Mao Zedong et d'innombrables leaders. Mais ses enseignements ne se limitent pas au champ de bataille. Ils s'appliquent directement à la stratégie d'entreprise, au commerce, au sport et même aux décisions du quotidien.
La plupart des entrepreneurs ne se sentent pas en guerre
La première erreur que commettent la majorité des entrepreneurs, c'est de ne pas réaliser qu'ils sont sur un champ de bataille. Beaucoup s'imaginent qu'il suffit de faire son truc dans son coin, de servir ses clients et que tout ira bien. C'est le syndrome du petit artisan local qui reçoit ses appels sans se soucier de la concurrence. Et ça peut fonctionner en local, parce que la concurrence est limitée géographiquement. Mais dès qu'on passe à l'échelle nationale ou internationale, notamment sur internet, on entre dans un océan rouge. La concurrence est féroce, les acteurs sont nombreux et mieux préparés.
Se positionner sans stratégie sur un marché concurrentiel, c'est comme aller au combat sans armure. On se fait dépasser, copier et éliminer par des concurrents mieux armés. Et la confusion qui en découle est terrible : "Je comprends pas, je fais les choses, pourquoi ça marche pas ?" La réponse est simple : il faut changer de paradigme et accepter qu'on est en guerre. Pas en mode panique, mais en mode stratégique. Se battre au quotidien pour être meilleur, plus disruptif dans sa manière de proposer ses services et dans son marketing.
Se dire "ça va le faire" sans stratégie, c'est le meilleur moyen de se faire écraser par la concurrence. Que vous soyez freelance, e-commerçant ou créateur de contenu, il y a toujours quelqu'un de plus déterminé, moins cher ou mieux positionné. La complaisance est l'ennemi numéro un de l'entrepreneur.
Confondre effort et stratégie : l'erreur fatale
Bosser 12 heures par jour n'équivaut pas à gagner la guerre. C'est une des confusions les plus répandues chez les entrepreneurs. Ce n'est pas parce que vous travaillez plus que les autres que vous aurez de meilleurs résultats. Sun Tzu le résume parfaitement :
La stratégie sans tactique est la route la plus lente vers la victoire. La tactique sans stratégie est le bruit avant la défaite.
L'erreur fréquente, c'est de produire beaucoup mais dans le vide. Des créateurs de contenu multiplient les vidéos sans rencontrer aucun succès. Des entrepreneurs travaillent comme des acharnés sur des projets qui ne fonctionnent pas. Parfois, il faut prendre du recul et travailler sur une vraie stratégie plutôt que de s'acharner dans la mauvaise direction. Mieux vaut 6 heures de travail ciblé avec des résultats prévisibles que 12 heures de travail acharné avec des résultats aléatoires.
En tant qu'entrepreneur ou freelance, vous êtes pris en tenailles : l'État qui taxe, l'inflation qui grignote votre pouvoir d'achat, la concurrence nationale et internationale qui casse les prix, et l'IA qui avance et menace de tout bouleverser. Il faut maintenir le cap, tenir la barre et agir en stratège chaque jour.
Leçon 1 : Connais-toi toi-même
La première et peut-être la plus fondamentale des leçons de Sun Tzu tient en une citation : "Connais ton ennemi et connais-toi toi-même. Eussiez-vous à soutenir 100 guerres, 100 fois vous serez victorieux." En pratique, cela commence par un audit honnête de ses forces et faiblesses. Prenez une feuille blanche, tracez une ligne. D'un côté, vos forces. De l'autre, vos faiblesses. Soyez 100% honnête avec vous-même. Ça ne sert à rien de se mentir.
Parmi vos forces, identifiez vos super pouvoirs, ce que vous faites mieux que tout le monde. Alexandre, par exemple, sait que ses super pouvoirs sont la résilience, la finesse technique et l'aisance en vidéo. C'est pour ça qu'il multiplie les chaînes YouTube : c'est son terrain de prédilection. Identifiez aussi vos angles morts, ce qui peut vous couler. Pour Alexandre, c'est l'écriture, le management et la gestion des conflits. Ce sont des tâches qu'il préfère déléguer.
Le plus gros piège, c'est de croire qu'on est bon partout. L'ego vous fait perdre sans le voir venir. On n'est pas bon dans tous les domaines, et c'est normal. Se connaître, c'est accepter ses limites et jouer sur ses forces. Les personnes qui prétendent tout maîtriser sont souvent celles qui échouent le plus brutalement.
Leçon 2 : Choisis tes batailles
Si l'on entreprend sans armes, sans stratégie et sans réel atout dans un domaine où la concurrence est avancée, préparée et vigilante, la probabilité de s'imposer est minime, voire nulle. Aujourd'hui, lancer une chaîne YouTube sur le business en ligne en répétant ce qui a été fait depuis 10 ans, c'est se prendre un mur. Essayer de devenir le nouveau Squeezie, c'est quasiment impossible : ces acteurs sont en place depuis des années, le terrain est verrouillé.
Les bonnes batailles, ce sont souvent les batailles cachées, les niches où la concurrence est faible mais où il y a de l'argent à gagner. C'est en gagnant plein de petites batailles qu'on finit par gagner la guerre. Alexandre l'illustre avec le repositionnement de son agence AskOptimize : plutôt que de faire comme toutes les agences web qui proposent un joli site et du SEO, il se positionne sur l'acquisition de nouveaux clients. Un positionnement plus précis, plus stratégique, qui le différencie de la masse.
C'est comme naviguer vers l'océan bleu, loin de la concurrence. Dans l'océan rouge, plein de sang et de requins, vous allez galérer. Dans l'océan bleu, l'eau est calme, quasi transparente, et vous pouvez réellement développer votre entreprise.
Plutôt que de vous battre sur un marché saturé (océan rouge), cherchez un positionnement unique qui vous éloigne de la concurrence directe. Trouvez votre avantage différenciant. Ne servez pas tout le monde : ciblez une niche précise avec un message clair. Moins de clients potentiels, mais des clients premium et fidèles.
Leçon 3 : Gagne sans te battre
Sun Tzu écrit : "L'excellence suprême consiste à briser la résistance de l'ennemi sans même avoir à se battre." C'est un principe génial, comparable au jiu-jitsu brésilien : retourner la force de l'adversaire contre lui grâce à un effet de levier. En business, cela se traduit par un positionnement si fort que le client vous choisit naturellement, sans que vous ayez besoin de vendre agressivement.
Le personal branding est probablement l'outil le plus puissant pour y parvenir en 2026. Devenir la référence évidente de votre niche, c'est atteindre une position suffisamment forte pour dissuader la concurrence. Alexandre cite l'exemple d'un coach en développement personnel qui a littéralement cassé le marché en devenant la référence incontournable. Le cercle est vertueux : toute nouvelle personne qui veut percer dans cette niche doit l'interviewer, ce qui lui donne encore plus de crédit et de visibilité.
Attention à ne pas confondre poster du contenu partout avec avoir un positionnement stratégique. Ça ne sert à rien de publier en masse si la qualité et la direction ne sont pas là. Parfois, il faut en faire moins mais tellement bien calculé que ça fait mouche. C'est le principe du talon d'Achille : un seul point de frappe, mais dévastateur.
Leçon 4 : L'adaptabilité est une arme
Sun Tzu enseigne que la victoire est atteinte par la capacité d'adapter sa stratégie en fonction des circonstances, tout en maintenant un objectif clair. En pratique, cela signifie pivoter sans paniquer quand le marché change. Le marché du business en ligne a énormément évolué ces dernières années. Les premières vidéos d'Alexandre ne fonctionneraient plus du tout aujourd'hui. Et c'est normal : il faut tester, mesurer et ajuster en continu.
L'exemple de Nokia est parlant : numéro 1 mondial du téléphone, ils ont mis trop longtemps à se mettre au smartphone à écran tactile parce que le concept leur semblait absurde. Résultat : ils se sont fait dépasser par Apple. L'IA, les nouvelles plateformes, les tendances doivent être vues comme des terrains à conquérir, pas comme des menaces. C'est exactement l'approche d'Alexandre avec Open Claw : plutôt que de subir l'IA, il l'utilise comme une arme au service de son agence.
Soyez comme un bambou. Le bambou se plie, il s'adapte, mais il ne casse pas. C'est le concept de l'antifragilité de Nassim Nicolas Taleb. On ne subit pas, on s'adapte.
Changer de stratégie à chaque difficulté, c'est aussi une erreur. Il faut être adaptable sans tout casser à chaque obstacle. La résilience, c'est se plier sans rompre. Avoir un objectif clair tout en ajustant la méthode pour y arriver. Ne soyez pas rigide, mais ne soyez pas non plus une girouette.
Leçon 5 : La ruse et l'information
Sun Tzu estime que la collecte de renseignements sur l'ennemi est cruciale pour la prise de décision. Dans le contexte commercial, cela correspond à l'analyse concurrentielle et à la veille de marché. Alexandre connaît le nom de chacun de ses concurrents sur YouTube, notamment ceux qui créent des vidéos d'affiliation. Il a même des solutions automatisées pour suivre en temps réel ce qu'ils font. Si un concurrent continue de produire des vidéos sur un mot-clé spécifique, c'est qu'il y a de l'argent à gagner derrière.
Le meilleur outil pour faire de la veille aujourd'hui ? L'IA, et plus précisément Open Claw. Un agent dédié qui surveille vos concurrents, analyse leurs offres et détecte les opportunités. Mais au-delà des outils, l'esprit de la ruse selon Sun Tzu, c'est aussi l'élément de surprise. Lancer là où personne ne vous attend, sur un angle vierge, avec un timing parfait. C'est ce genre de mouvement stratégique qui fait mouche et qui désarçonne la concurrence.
Le piège à éviter absolument, c'est de copier les concurrents au lieu de les analyser. Le copier-coller ne fonctionne presque jamais. L'idée, c'est de s'inspirer de ce qui marche, comprendre pourquoi, et réinterpréter en fonction de vos propres forces et de votre positionnement unique. Faire mieux, pas pareil.
Ce qui change quand on adopte le mindset de stratège
Quand on passe d'un mode "je fais mon truc dans mon coin" à un mode stratégique inspiré de Sun Tzu, les résultats sont concrets et mesurables. Premièrement, une meilleure clarté sur son positionnement. Avant, on court dans tous les sens en répondant à tout le monde. Après, on sait exactement qui on sert, pourquoi et comment. Chaque matin, on sait exactement quelle bataille mener pour avancer vers ses objectifs.
Deuxièmement, moins d'efforts pour plus d'impact. Comme le dit Sun Tzu, le général habile est celui qui gagne facilement. Un entrepreneur stratège ne souffre pas inutilement. Six heures de travail bien ciblé valent infiniment plus que douze heures de travail dans le vide. Troisièmement, une résilience face aux crises. Un marché qui change, un concurrent qui surgit, une crise économique : on s'adapte. On ne subit pas. On est antifragile.
Et enfin, une autorité naturelle sur son marché. Quand on applique la leçon "gagner sans se battre", on devient la référence. Les clients viennent à vous naturellement, le bouche-à-oreille explose, les demandes arrivent en inbound. Voici quelques exemples concrets : un freelance graphiste qui se spécialise sur les startups SaaS plutôt que de servir tout le monde voit son portfolio se cibler et ses tarifs doubler en 3 mois. Un coach business qui passe de 5 offres à une seule avec un canal unique simplifie son pipeline et améliore ses conversions. Un créateur YouTube qui fait une analyse de ses 5 concurrents et repère des sujets non traités multiplie son trafic organique par 3.
L'Art de la Guerre de Sun Tzu se lit en un week-end (une centaine de pages). Ses enseignements vieux de 2500 ans sont toujours aussi pertinents et s'appliquent directement à votre business et votre vie quotidienne. C'est la lecture indispensable de tout entrepreneur qui veut passer du mode "travailleur acharné" au mode "stratège".
Pour conclure, le monde est en guerre. Il y a plus de 60 conflits actifs en ce moment. Les entrepreneurs qui réussissent ne sont pas forcément les plus travailleurs, ce sont les meilleurs stratèges. Sun Tzu l'a dit il y a 2500 ans. Les CEO, les généraux et les champions l'appliquent encore aujourd'hui. Alors la question est simple : quelle bataille allez-vous choisir de mener, ou d'arrêter de mener, dès demain ? Soyez le général de votre business.
Questions fréquentes sur Sun Tzu et le business
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