OpenAI a publié le 14 octobre 2026 une analyse de l’usage des outils agentiques dans l’Union européenne. Son constat : chez les clients professionnels étudiés, Codex et ChatGPT Work occupent une place croissante. Il s’agit toutefois des données d’un fournisseur sur ses propres utilisateurs, pas d’un recensement de toutes les entreprises européennes.
Plus de la moitié des tokens dans l’échantillon professionnel
Dans son annonce officielle, OpenAI indique que Codex et ChatGPT Work représentent désormais plus de la moitié des tokens de sortie de son échantillon européen. Un token est une unité de texte traitée par le modèle : cette mesure décrit un volume d’usage, pas une valeur économique produite.
Le rapport associé précise le périmètre du graphique : comptes ChatGPT Enterprise et Business, tokens textuels générés hors catégorie « Other », fenêtre glissante de 28 jours à fin septembre 2026. La part attribuée aux deux outils atteint 55 %.
Une croissance également observée dans les petites structures
Le rapport mesure aussi une multiplication par 8,1 des utilisateurs actifs hebdomadaires de ces outils dans les PME de l’échantillon. La comparaison porte sur la semaine du 29 septembre au 5 octobre 2026, par rapport au 1er–7 mai. Ici, OpenAI définit une PME par un maximum de 200 utilisateurs associés : ce n’est pas la définition juridique européenne.
Le lancement de ChatGPT Work en juillet accompagne une part importante de cette progression. Ces données ne suffisent pas à isoler son effet causal, ni à généraliser la hausse à toutes les PME.
Usage ne signifie pas productivité démontrée
Pour les entrepreneurs, l’annonce donne un signal sur l’évolution des pratiques chez certains clients d’OpenAI : des outils orientés vers l’exécution de tâches prennent davantage de place. Elle ne mesure cependant ni les heures économisées, ni le chiffre d’affaires supplémentaire, ni le rendement d’un investissement. Confondre une hausse de consommation avec un gain de productivité ferait dire à cette étude plus qu’elle ne démontre.